Le péage de St. Joseph

 

 

Le Conseil de la République de Berne fixe le système douanier dans les bailliages Jurassiens.

 

Le territoire de l'ancienne Principauté de Bâle, devenu bernois en 1815, est soumis au système des péages, les droits sur les marchandises qui entrent et sortent du canton. Les premières ordonnances de 1816 et 1817 n'étaient pas suffisantes, le conseil de le République de Berne arrête le 20 septembre 1820 une nouvelle Ordonnance sur le système des péages pour les baillages du Jura.

Sur les routes qui pénètrent dans les cinq bailliages jurassiens, on établit quatre bureaux principaux à Porrentruy, Grellingue, Sonceboz et La Cibourg, et sept bureaux secondaires, à Boncourt, Réclère, Beurnevésin, Crémines, Les Pontins, Renan et Goumois.

Règle générale, «toute espèce de marchandise, quelle que soit sa valeur ou sa qualité, qui passe par les bureaux frontières du Jura, paye pour toute la route et par quintal 8 kreutzer». Un tarif spécial est appliqué au bétail. Les bêtes de somme chargées sont taxées 4 kreutzer par tête, les voitures transportant des gens 4 kreutzer pour chaque cheval attelé. le système des péages prévoit des exceptions, pour le sel, les pommes de terre, les raves et racines, les légumes. les produits récoltés par les paysans des baillages jurassiens sur les terres étrangères voisines de la frontière et destinés à l'usage ménager sont exemptés du droit de péage.

Pour prévenir la fraude, le conseil de la République de Berne ordonne un contrôle sévère. Les rouliers doivent être munis de lettres de voiture ou cartes de chargement,  « lesquelles indiqueront fidèlement le poids des marchandises, leur qualité et leur destination.» Au contrôle, où que ce soit sur les routes, si « la vérification démontre que le chargement a été faussement indiqué et qu'une partie de la marchandise n'a pas acquitté les droits, le contrevenant sera puni d'une amende de dix fois la valeur des droits fraudés ».

 

Source: le Quotidien Jurassien du 20.9.2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papier provenant du péage de St. Joseph en 1846